L’action de la pièce
se déroule dans deux espaces principaux :
la rue et la maison. La rue investit le plancher
de la scène tandis que la maison est en hauteur.
Ces deux lieux laissent place à des situations
de transition (une ruelle, une cour d’immeuble,
une façade de boutique) qui créent
l’ambiguité entre espace public et
espace privé. La surface de jeu est ainsi
augmentée ; l’organisation de l’espace
en hauteur libère le parcours des acteurs.
Ce module, monté avec des éléments
d’échafaudage sur mesure, permet au
décor de devenir acteur de la création.
Il évolue avec l’action et s’adapte
à toutes les formes de scènes possibles.
Les costumes révèlent
l'identité de chaque personnage et sa situation
sociale. Les représentants de l’autorité
sont en uniforme. Les autres citoyens ont des habits
impersonnels résultant de la mode actuelle.
Les deux personnages principaux ont des costumes
manipulables et réversibles selon leur degré
de liberté. Les deux marionettes sont manipulées
par des fils et fabriquées à partir
de déchets recyclés. Elles symbolisent
la technologie inutile de la société
post-industrielle.
L’éclairage
fait partie intégrante de la mise en scène
et de la scénographie. Certains luminaires
sont intégrés à notre décor
tandis que d’autres sont externes. Les ambiances
lumineuses dessinent les espaces et les différencient.
Le sol de la rue se marque d’un fluo blanc
aussi impersonnel qu’un hôpital, une
lueur verdâtre pénètre l’endroit.
Des ombres chinoises apparaissent sur l’écran
de surveillance.
La maison adopte des tons chauds et des jeux d’ombres
portées se propagent sur le module.
Les projections vidéo
ont un rôle de mémoire virtuelle. Dans
l’espace, celles-ci se diffusent par un écran
situé dans la rue. Ce dernier fonctionne
comme une télévision pouvant illustrer
certains moments clés par des images fixes
ou mobiles.
La musique composée
ou d’ambiance et les bruitages, bruits de
bombes, de métros font partie intégrante
du spectacle. Les musiciens de la compagnie ne font
que des compositions originales.